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Est-ce que l’intelligence artificielle va remplacer les scénaristes?

En tant qu’auteurs, on imagine depuis très longtemps des univers où des robots intelligents détruisent le monde. Mais, a-t-on envisagé la possibilité qu’ils volent simplement nos jobs (et qu’ils écrivent eux-mêmes leurs propres histoires de robots intelligents qui détruisent le monde)?

Quand j’ai fait une formation de UCLA il y a quelques années, une de nos profs avait dit que, selon elle, une des compétences les plus sous-estimées chez les scénaristes c’était le « patern recognition ». Selon elle, comme nos histoires ont généralement des structures similaires, un bon auteur se devait d’être capable de repérer, reproduire ou modifier rapidement les paterns de son histoire. Mauvaise nouvelle pour nous, c’est précisément dans ce domaine que l’intelligence artificielle est la plus performante!

Une IA aurait pu voler ma première job

Comme bien des scénaristes, j’ai commencé par écrire de petits segments pour des émissions jeunesse. Des capsules sur les dinosaures, les volcans, les fusées, les samouraïs… Eh bien, sur le web (pour genre 20$ par mois), il existe déjà des applications qui font exactement ça. On leur donne un ou deux articles sur un sujet et elles remâchent l’information elles-même. Ce qui me prenait une journée de travail… peut maintenant être fait en quelques clics. Évidemment, un auteur devrait quand même réviser le contenu et ajouter un brin d’humour. Avec cet outil, j’aurais pu écrire quatre capsules par jour au lieu d’une. À ma connaissance, ce ne sont pas encore des technologies qui sont utilisées en télé au Québec, mais qui sait?

Une IA peut-elle écrire des scénarios?

Pas encore. C’est la réponse la plus simple à cette question. Certaines IA ont été entraîné à créer des scénarios, mais disons que leurs résultats ne sont pas encore au point. Comme dans cet exemple de « film de Noël » rédigé par un robot.

Oui, le résultat est ridicule et l’histoire est sans queue ni tête. Par contre, on sent qu’il y a quand même une structure narrative. L’histoire a un début (absurde), un milieu (absurde) et une fin (absurde). Ça prendra probablement encore bien du temps avant d’avoir une IA capable de reproduire des dialogues qui sonnent naturel. Et, encore plus de temps, avant qu’elle soit capable de générer des scènes avec du sous-texte et des non-dits, des éléments essentiels à un bon scénario. Hourra! Ça veut dire qu’il nous reste, à tous, de belles années à avoir le privilège d’angoisser devant une v3 de scène-à-scène avant que les robots nous volent nos jobs!

L’IA pourrait aussi nous aider à écrire des scénarios

Personnellement, j’ai déjà hâte d’utiliser l’intelligence artificielle dans mon métier. Le plus plausible, c’est que des outils seront développer pour nous donner un coup de main. De la même manière qu’Antidote n’écrit pas des chefs d’oeuvres à notre place, les outils de l’IA ne feront pas le travail pour nous, mais ils pourraient nous faire sauver bien du temps. Au moment d’écrire cet article, rien de tout cela n’existe encore (à ce que je sache). Mais, comptez sur moi pour être votre premier client si vous les inventer:

  • Un générateur de structure en trois actes : Tous nos épisodes suivent plus ou moins le même patern en trois actes avec un élément déclencheur, des pivots et un climax. On pourrait certainement avoir un outil dans lequel on entrerait nos personnages et certains éléments d’information et, en un clique, l’IA nous proposerait une structure d’épisode. Évidemment, ce serait sur le rough et il faudrait peaufiner. L’IA ne trouvera pas des idées originales et surprenantes à notre place, mais elle pourrait nous aider à les organiser, par contre.
  • Un outil de dépouillement automatique: Je prendrais bien un outil capable d’estimer le coût de production de mon scénario. Lors des réécritures, je saurais exactement combien la production économise ou dépense selon les changements que j’apporte. Mieux encore, l’outil pourrait lui-même proposer certaines modifications comme de remplacer un lieu unique par un autre ou de combiner deux troisième rôle dans un seul.
  • Une application qui lit ton scénario à voix haute : Il existe déjà plusieurs outils très efficaces de lecture vocale. On pourrait attribuer une voix différente à chaque personnage. Il existe même des application « deep fake » qui imitent la voix et le delivery d’acteurs connus. Ces voix pourraient même (éventuellement) reconnaître les indications de jeu qu’on place dans nos scénarios et s’y adapter. Dans la version premium de cette application, on pourrait même ajouter des indications musicales et d’effets sonores pour enrichir l’expérience. En quelques clics, il nous serait donc possible d’entendre notre scène. Encore une fois, ça n’écrira pas de bons dialogues à notre place, mais ça pourrait nous aider… ou simplement être une source de procrastination supplémentaire, ça reste à voir.

3 choses que Montréal peut apprendre de Quito

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Cela fait maintenant plus de deux mois que je suis à Quito, la capitale de l’Équateur. Il s’agit d’une ville à 2850 mètres d’altitude et ayant une population comparable à celle de Montréal. Voici 3 choses qu’on gagnerait à copier sur Quito en matière de santé, d’autobus et de bottage de culs.

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Bully Beatdown – TV

Dans la catégorie : « sérieux, c’est en onde ça ! ».

Oui monsieur ! Et ils en sont à la troisième saison en plus. Quand je suis tombé là-dessus, je pensais que c’était une blague, une parodie ou quelque chose du genre. Et non, ça existe vraiment.

Le concept : des jeunes victimes dénoncent leur agresseur qui est invité à monter dans un ring face à un combattant MMA professionnel. Systématiquement, le bully se fait battre devant une foule qui se moque de lui. Et à la fin, pour des raisons obscures, le bully semble avoir tiré une leçon et s’excuse à sa victime.

Vos cinq portions quotidiennes de bière ?

Ça y est ! J’ai trouvé comment devenir riche tout en améliorant la santé des gens : la bière !

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Pour ma part, j’ai commencé à consommer du V8 le jour où ils ont affiché le nombre de portions de légume auquel leurs canettes équivalent. En fait, ce n’est pas tant la boisson que j’achète, mais les bénéfices d’une portion de légume. Il s’agit d’un marketing très efficace… pour moi en tout cas.

Toutefois, le jus de légume ne se consomme pas en pichet et je n’ai jamais vu personne s’en enfiler une quantité abusive à l’aide d’un entonnoir. Ce qui me ramène à la boisson.

Je songe à l’idée de lancer la première bière multivitaminée. Celle-ci contiendra tous les éléments nutritifs essentiels pour le corps. Ainsi, chaque bouteille portera la mention : « une portion de légume ».

On les vendra en caisse de cinq pour respecter les recommandations du guide alimentaire canadien. « Avez-vous consommé vos cinq portions de bière aujourd’hui ? » Et que dire du défi 5/30 du gouvernement qui prendrait une tout autre saveur.

Voici d’ailleurs en exclusivité la publicité télé qui accompagnera mon lancement :

Une tempête de neige fait rage, le vent souffle fort, c’est l’hiver pas à peu près. Dans un cabane de bois rudimentaire, on découvre les premiers colons de la Nouvelle-France qui peinent à survivre. Un d’entre eux crache du noir, le scorbut c’est difficile pour tout le monde. Un homme s’exclame :

  • On ne pourra jamais peupler ce pays –  Survivre à un tel hiver est impossible.
  • Attendez, j’ai une solution ! C’est là qu’entre Champlain avec sa caisse de 25 (format idéal pour garantir ses cinq portions de légume chaque jour de la semaine).

Dès la première gorgée, les colons guérissent du scorbut. Sur un air de la bottine souriante, ils se mettent à danser. Un groupe de jeunes filles du Roy débarquent à l’improviste pour venir se joindre à la fête. On termine sur un clin d’oeil racoleur de Champlain vers la caméra.   -FIN-

Bref, il ne me manque qu’à trouver un nom punché pour ce produit (des idées ?) avant d’aller empocher les millions !